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naska-psycho

journal d'une étudiante en psychologie.

 

waiting for Godot

Je sens que ça va tarder un peu, pourquoi il ne vient pas ? Je ne pense pas qu’il s’appelle Godot quand même. Je vais le connaitre sur le net et notre histoire serait du genre romantique teintée de technologie, du genre « on s’est rencontré sur le net et puis on s’est fais commerce de nos numéros et puis par message interposés c’était le coup de foudre. On s’est fais un café et puis ça s’est vite transformer en big love par MSN »! Sinon, ça serait plutôt l’ami d’un ami qui venait fraichement de survivre à une rupture sentimentale du genre capable de se lancer dans n’importe quelle histoire par désespoir. On s’efforcerait au début et on se quitterait après quatre mois. Ou plutôt un rat de bibliothèque que je croiserais à la rentré et qui va tellement m’ennuyer que je déciderais de ne plus fréquenter les bibliothèques et de faire une grève des livres pendant un moment. Ou il serait un débile profond mais beau gosse que je croiserais dans un mois de décembre dans un bar et que j’accepterais de fréquenter par désespoir.
Si je n’avais pas fait ce que j’avais fait je ne serais pas arrivé à ce stade. Pourtant je l’ai trouvé et je suis passé à côté. C’était comme un rêve éveillé. Timide et réservé, attentionné, curieux et passionné. C’était trop parfait, je n’avais pas supporté et j’avais tous détruit. C’était comme un enfant qui voulais tester son nouveau joujou et qui le jette avec toute sa force et puis éclate en sanglot après avoir réaliser ce qu’il avait fait. C’est quoi mon problème ? J’attends toujours le miracle comme la chanson de Leonard Cohen. Face à ce statut quo attendre Godot parait plus raisonnable.
Ça va durer et durer jusqu’à ce que je trouve « le bon ».
D’un autre côté, il y a quelqu’un que je trouve très particulier mais il lui manque « le déguisement ».
Je n’aime pas « les choses » crues et je préfère « les mots » déguisés sous des aspects scéniques et poétiques. Il va droite au but alors que je préfère les voies labyrinthiques et détournées du langage. J’ai toujours aimé le déguisement, il est beaucoup plus excitant que le nu. Je pense à Sabrina et son chapeau melon de Kundera. Je pense qu’elle n’aurait pas était aussi perverse pour moi si elle n’avait pas ce chapeau. Il lui manque « le chapeau » des mots. Bref, je m'étale dans mes maux. j'attendrais encore un peu...il viendra demain...

 
 

deux destins, une seule rencontre

Elle est sortie il y a quelques jours vers midi pour essayer de résoudre un peu des affaires et sur son chemin, elle a croisé un bel homme.Il avait les cheveux de couleurs marron de longueur respectable attachés en queue de cheval avec quelques mèches plus claires qui affirment par le contraste la couleur naturel de ses cheveux. il était athlétique portant un t-shirt bleu du ciel, un jean et des chaussures marrons. L'harmonie des couleurs entre ses cheveux, le t-shirt, le jean et les chaussures est assourdissante.
elle avait été aveuglé par le dévoilement d'une dentition parfaite, ce mouvement de la joue qui annonce le sourire était magique et avait transpercé son cœur. Il l'a saluer puis il a disparu. c'était comme dans un vieux film. Elle avait avancé encore quelques pas et avait pris son appareil téléphonique pour envoyer un sms, une tentative pour reprendre ses esprits et revenir à la réalité. Et quand cette image commençait à se dissiper et à se dissoudre dans sa mémoire, il avait réapparu comme un lapin pour un magicien. Ils avait discuté en marchant, puis ils se sont séparé en faisant commerce de leurs identifiants téléphoniques. Elle avait continué son chemin en pensant à lui et se répétait dans la tête comme un leitmotiv leur conversation en même temps qu'elle avait décider de rebrousser chemin vers la maison. Le coup du destin, elle trouve le bel homme à côté de chez elle. Il vient vers elle en lui adressant un des plus beaux sourires en disant "le destin ne veut pas qu'on se sépare" et elle avait répondu " ça t'arrive souvent ce genre de coïncidences?", il avait dit à ce moment là en ramassant un dinar trouvé délaissé sur le trottoir "oui".

 
 

it's my destiny...

Destin, nm. Puissance qui, selon certaines croyances, fixerait de façon irrévocable le cours des événements ou ensemble des événements soumis au hasard ou à la fatalité, à la nécessité, et qui composent la vie d'un être humain, considérés comme résultant de causes distinctes de sa volonté.
Le destin semble donc contraire à la volonté ou plus encore son ennemi.
Le destin est ce qui nous arrive au moment ou s'y attend le moins, au moment ou on à aucune volonté. Mais, les gens pensent qu'il nous envoie des signes, des messages pour nous guider. Sérieusement, pensez-vous qu'il serait destin s’il nous préparait avec ses signes? Les signes pour moi sont l'ennemi du destin et les coïncidences l'ennemi de la vérité. Ces signes nous détournent de ce qui est notre destiné parce que notre destiné c'est notre volonté et ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin comme dirait Jung.
Ce que l'on sait détermine ce que nous allons connaitre et notre esprit détermine le chemin que nous allons suivre et le hasard ne sourit qu'aux esprits préparés.
La définition du destin à subit beaucoup de changement pour moi tout au long de ma vie.
Quand j'étais petite, c'était "al kadar "et ce qui est "maktoub" quelque chose de prédéterminée à l'avance, un document ou plutôt si j'utilise le langage informatique actuel, un cd ou un fichier et ma vie serait un cd en cours de lecture ou encore un programme. Mais quand j'ai grandi j'ai choisi de créer mon propre destin et de construire ma propre chance. En même temps, on ne peut pas échapper à notre destin, être de sexe féminin est mon destin, être brune c'est mon destin, être tunisienne c'est mon destin. Notre genre, notre couleur de peau, notre type sanguin est un jeu de hasard. Ce que mère nature m'a donné est mon destin, mon Corps est mon Destin et le destin c'est mon Corps. Ce jeu de hasard, je dois l'accepter et pour être heureuse je dois l'aimer.
Viens après la philosophie qui a structuré mes pensées, des gens comme Nietzsche, Sartre, Camus ou des gens comme Kafka, Dostoïevski qui m’ont appris beaucoup de choses.

 
 

j'ai 30 ans et j'habite à Tunis...

J’ai vaguement l’impression que je suis tombée dans une époque qui ne me correspond pas. Je me trouve souvent face à des hommes de cavernes avec un Q.I. d’une huitre. J’ai toujours classé les hommes en deux cases. Les hommes qui viennent du future et les hommes qui viennent du passé. Je ne suis pas une fan du présent, donc les hommes du présent je ne les vois même pas, ils n’existent pas pour moi, ils sont transparents. Les hommes du passé ne se caractérisent pas simplement par leur parfum très nauséabond, mais se caractérisent surtout par leur « mentalité du passé », idées fixes, des clichés et des stéréotypes plein la tête, des idées raccourcis et toute une panoplie de convictions inébranlables. Les hommes du futur, eux, ils n’ont pas d’odeur. Ils dégagent une aura de « connecting people ». Ils n’ont pas d’idées raccourcis mais ils ont tellement réfléchis qu’ils ont détruit toutes les idées reçus, dans leur tête c’est table rase. Tu leur pose une question sur la fraise, ils te répondent : mais la fraise, existe-elle réellement ? C’est une construction mentale, une simple représentation résultant de la réflexion de la lumière. Le mot fraise est une invention pour soulager l’homme de tout le bazar insignifiant dans lequel il vit. Moi j’ai un faible pour les hommes du future. Ils me donnent l’impression que je ne me suis pas gourée d’époque.

 
 

Je me souviens, il me semble
Des jeux qu'on inventait ensemble
Je retrouve dans un sourire
La flamme des souvenirs

Et, au loin, un écho
Comme une braise sous la cendre
Un murmure à mi mots
Que mon coeur veut comprendre

Une ancienne ritournelle
Loin du froid de décembre

 
 

Pour introduire le narcissisme (1914)

De nos jours, chez l'enfant, dont le développement nous est bien plus impénétrable, nous nous attendons à trouver une attitude tout à fait analogue envers le monde extérieur. Nous nous formons ainsi la représentation d'un investissement libidinal originaire du moi; plus tard une partie en est cédée aux objets, mais, fondamentalement, l'investissement du moi persiste et se comporte envers les investissements d'objet comme le corps d'un animalcule protoplasmique envers les pseudopodes qu'il a émis. Dans notre recherche qui se développait à partir des symptômes névrotiques, la part de libido ainsi placée devait tout d'abord nous rester cachée.

Seules nous frappaient les émanations de cette libido, les investissements d'objet qui peuvent être émis, et de nouveau retirés. Nous voyons également, en gros, une opposition entre la libido du moi et la libido d'objet. Plus l'une absorbe, plus l'autre s'appauvrit. La plus haute phase de développement que peut atteindre la libido d'objet, nous la voyous dans l'état de passion amoureuse, qui nous apparaît comme un dessaisissement de la personnalité propre, au profit de l'investissement d'objet; son opposé se trouve dans le fantasme (ou l'autoperception) de fin du monde, chez le paranoïaque.

 
 

2007

cher ordinateur 4 mars 2007 16:31
Si je compte le nombre des colonisateurs cérébraux qui piratent ma tête pub, clips, séries débiles, dessins animés, films d’Insuffisants Moteurs et Cérébraux. Décidément mon crâne est une poubelle d’images. L’humain : Être supérieur bipède sachant faire de l’humour et se divisant on deux races ; les producteurs d’images et les poubelles d’images. Le monde : Un cortège de gens égoïstes, égocentriques et nombrilistes. Des beaux parleurs sourds ou des savant de l’art de l’écoute mais handicapé aussi car muets. Comme le monde n’est que mon reflet je suis aussi une égoïste muette. Les problèmes : Des perceptions du monde, une illusion d’optique, une erreur de jugement. Ne dit-on pas souvent que "ça va se régler, ça va passer". C’est que le passage du temps va nous montrer le reste de l’image. En fait, les problèmes c’est des morceaux d’images.


Avec le temps13 févr. 2007 23:14
Avec le temps... avec le temps, va, tout s'en va on oublie le visage et l'on oublie la voix le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien avec le temps... avec le temps, va, tout s'en va l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie l'autre qu'on devinait au détour d'un regard entre les mots, entre les lignes et sous le fard d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit avec le temps tout s'évanouit


quetion-réponse15 janv. 2007 01:13
Je me demande la signification de «profiter de la vie». C’est quoi la vie si ce n’est q'une succession de souffles et de rythme en relation avec le monde. La vie c’est l’interaction monde-sujet. Qd cette interaction cesse la vie cesse avec elle. Donc profiter de la vie c’est en mm temps profiter de soi mm et du monde en d’autres termes de l’Autre. Autre ; idée, image, personne, objet, objet de perception, son, sensation, affect…. Par conséquent la vie c’est une trame temporelle d’interrelation entre l’interne et l’externe, une interaction sujet/objet. Et en se référant à ce qui est di en haut on peut dire que je ne sui pas entrain de profiter de ma vie comme il se doit. On peut dire que question souffles et respiration c’est la crise d’asthme toutes les trois minutes. Et une fois dans les trois jours c’est le coma.